L’encrassage cellulaire et la fatigue chronique

Notre énergie est fabriquée en permanence dans chacune de nos 10 000 milliards de cellules, à partir des nutriments combustibles (sucres, graisses, protéines) issus de l’alimentation et de l’oxygène de notre respiration. La transformation, qu’on appelle respiration cellulaire, a lieu dans les mitochondries, organites qui sont les centrales électriques de nos cellules. Ce sont les cellules du cœur et du foie, organes les plus consommateurs d’énergie, qui comptent le plus de mitochondries. Toute réaction productrice d’énergie génère des déchets, comme le feu produit de la fumée. Dans le cas présent il s’agit de dioxyde de carbone évacué par voie respiratoire, et des radicaux libres.

Les radicaux libres sont des molécules instables qui sont responsables de la dégradation de nos tissus. Leur production naturelle par l’organisme doit donc être strictement encadrée pour nous éviter un vieillissement prématuré. Qui plus est, un excès de radicaux libres perturbe le fonctionnement de la cellule qui peinera à assumer ses tâches, à commencer par la production d’énergie elle-même. Les personnes fatiguées souffrent toujours d’une mauvaise respiration cellulaire.

Parmi les causes possibles, l’encrassage de la cellule par des toxines et autres molécules indésirables, tant au niveau des récepteurs et des canaux membranaires que des organites à l’intérieur de la cellule. L’accumulation de toxines dans les cellules connaît une origine interne (effort, stress, digestion laborieuse, parasites) et externe (pollution, métaux lourds, pesticides, additifs alimentaires, aliments dévitalisés par le mode de cuisson, médicaments).

Chacun des innombrables échanges nécessaires à la vie d’une cellule nécessite le passage d’un courant, sous la forme de minéraux porteurs d’une charge électrique qui entrent et sortent de la cellule. Si ces minéraux ne sont pas présents en quantité suffisante ou s’ils sont indisponibles, c’est l’ensemble des tâches de la cellule qui sera perturbé. Ils sont indispensables à l’influx nerveux, à la communication entre les cellules par messagers chimiques, à l’activation des enzymes et bien entendu à la production d’énergie dans les mitochondries.

Pour limiter les radicaux libres, l’organisme dispose de trois lignes de défense. En premier lieu, les oligo-éléments qui neutralisent à la source les radicaux libres produits en excès. Ensuite, des enzymes spécialisées qui interviennent en cas de débordement. Pour les produire, l’organisme a besoin d’un bon équilibre vitaminique et minéral. Enfin, en cas de début de stress oxydatif, les phytonutriments qui traquent les radicaux libres dans tout l’organisme. Ce sont surtout les polyphénols et les caroténoïdes qu’on retrouve dans les fruits rouges.

Une muqueuse intestinale détériorée est la première cause des pathologies d’encrassage. De même qu’elle est la plupart du temps impliquée dans la fatigue chronique. De nombreuses molécules indésirables parviennent à entrer dans la circulation sanguine par des microlésions ou par des jonctions serrées dysfonctionnelles. Le stress et une alimentation inadaptée en sont conjointement à l’origine.

C’est ensuite le foie qui est chargé d’évacuer ces toxines. La chaîne de détoxination hépatique comprend la production de nombreux métabolites intermédiaires instables qui exposent le foie à un risque radicalaire élevé. L’afflux permanent de toxines d’origine intestinale provoque une surcharge de travail pour le foie qui fait exploser ce risque. Le foie est donc le premier organe consommateur d’antioxydants.

Au niveau de la membrane cellulaire, soulignons l’importance de l’équilibre en acides gras, notamment les oméga-3 trop souvent déficitaires. Une membrane qui n’est pas assez souple non seulement rend difficile l’entrée des nutriments, mais empêche l’expulsion des déchets de la cellule. Il en résulte une augmentation du taux de radicaux libres dans la cellule, qui étouffe et ne produit plus assez d’énergie.

L’aloe vera, en relançant l’activité enzymatique, aide l’organisme à extraire les toxines des cellules et à les évacuer vers les émonctoires. La plante participe aussi à assainir le milieu intestinal, renforce le mucus protecteur de la muqueuse, régule certaines cellules immunitaires de la fonction barrière, nourrit la flore intestinale et maintient l’équilibre acido-basique. Il n’est pas étonnant que des personnes fatiguées chroniques mentionnent une amélioration significative après une cure.

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Diplômé en médecine nutritionnelle et fonctionnelle, formé aux techniques de psychothérapie brève, il exerce en cabinet libéral près d'Orléans. Il anime régulièrement des conférences en micronutrition auprès d’entreprises du secteur santé. Il est l'auteur de trois livres et de plusieurs articles scientifiques.

2 thoughts on “L’encrassage cellulaire et la fatigue chronique

  1. Etant Distributeur FLP sans formation, j’aimerais profiter de votre Site, depuis chez moi. Merci!

  2. Wow, merci, l’état de fatigue chronique peut en fait s’expliquer de manière aussi précise! 🙂
    une bonne cure d’oligo-éléments, une bonne hygiène de vie et… en finir avec le stress!
    quant à l’Aloe Vera, que conseillez-vous comme dosage pour une cure? (et de combien de jours?)

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