Le Ginkgo Biloba, l’ami du cerveau

Arbre sacré en Asie, le Ginkgo Biloba est une espèce d’arbre apparue il y a 200 millions d’années. Extrêmement résistant aux maladies, aux aléas climatiques et à la pollution, ses feuilles sont utilisées en médecine chinoise depuis plus de 5000 ans. L’extrait de Ginkgo Biloba est riche en principes actifs, cependant ce sont surtout les flavonoïdes qui retiennent l’attention. Ces piégeurs de radicaux libres protègent l’intégrité des membranes cellulaires. Le Ginkgo Biloba s’avère un excellent neuroprotecteur par une action triple aux niveaux cellulaire, vasculaire et métabolique.

Optimisation des fonctions cérébrales

Des études menées sur des rats montrent une suppression des déficits cognitifs induits par le stress en cas d’administration préalable. Ces effets bénéfiques sur la mémoire et l’apprentissage semblent liés à l’acétylcholine, un neurotransmetteur qui joue un rôle important dans le système nerveux central où il impliqué dans la mémoire et l’apprentissage.

Le Ginkgo Biloba affiche un large spectre d’action sur l’amélioration de la mémoire, de la capacité, de l’intensité et de la rapidité d’apprentissage. Consommation d’énergie, échanges nerveux et hormonaux, protection de l’intégrité cellulaire, c’est l’ensemble de la physiologie cérébrale qui est modifiée.

Au niveau énergétique, on constate une réduction de la consommation cérébrale de glucose avec une meilleure pénétration cellulaire du glucose, une augmentation de la synthèse de glycogène (réserve de sucres) et de l’ATP (carburant de nos cellules). Une augmentation également des glucocorticoïdes, qui accélèrent le métabolisme glucidique, lors de la réponse au stress.

Au niveau neuroendocrinien, on note :
– La modulation du taux de noradrénaline, un neurotransmetteur majeur qui intervient entre autres dans le processus d’apprentissage.
– Un meilleur passage entre les neurones de la 5-HTP, précurseur de la sérotonine, avec pour conséquence une légère action anxiolytique.
– La recapture de la noradrénaline, de la dopamine et de la sérotonine par les flavonoïdes, avec un effet potentialisateur des antidépresseurs.

Activités de protection cérébrale

Le Ginkgo Biloba protège l’intégrité de la barrière hémato-encéphalique, qui sépare le milieu cérébral du reste de l’organisme et assure la pureté du liquide céphalorachidien dans lequel baigne le cerveau.

Le Ginkgo Biloba limite les dommages cellulaires liés à l’oxygénation insuffisante ou induite par les radicaux libres, ainsi que la mortalité cellulaire conséquente. On observe une diminution de la dégradation des lipides constituant la membrane des neurones, de la synthèse des prostaglandines pro-inflammatoires, et de la libération excessive de glutamate (un neuromédiateur qui transfère les informations entre neurones).

Autre observation importante, l’augmentation de la glutathion s-transférase (GSH). Les chercheurs en génétique ont constaté que le gène qui code la GSH est lié au début des maladies d’Alzheimer et de Parkinson. La GSH peut empêcher la mort des neurones induite par les plaques amyloïdes dans ces maladies.

Au début des années 2000, les méta-analyses faisaient état de l’efficacité du Ginkgo Biloba pour ralentir la progression de la maladie d’Alzheimer au stade précoce et en atténuer les symptômes. En 2010, des chercheurs ont refait une analyse de l’ensemble des études publiées en tenant compte de chaque forme de démence. Ils concluent que le Ginkgo Biloba montre un effet significatif sur les fonctions cognitives, toutes démences confondues. L’amélioration dans l’accomplissement des tâches quotidiennes concerne uniquement les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer, pas celles souffrant d’autres démences.

Microcirculation cérébrale

Le Ginkgo Biloba est connu pour faciliter la circulation sanguine dans l’ensemble du corps. Il est logique que le cerveau, dont l’intégrité, la longévité et le bon fonctionnement dépendent étroitement d’une oxygénation optimale, bénéficie pleinement de cette propriété. La recherche confirme que le Ginkgo Biloba soutient l’activité cérébrale, la concentration et la mémoire en optimisant l’irrigation cérébrale.

On a pu constater, en cas d’insuffisance vasculaire cérébrale chez le sujet âgé, une augmentation de la vigilance ainsi qu’une amélioration de la mémoire et des troubles fonctionnels (céphalées, vertiges). La quercétine, les bilobalides et les ginkgolides améliorent l’irrigation du cerveau en réduisant la viscosité du sang. Ces substances protègent aussi les cellules nerveuses grâce à leurs propriétés antioxydantes.

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Diplômé en médecine nutritionnelle et fonctionnelle, formé aux techniques de psychothérapie brève, il exerce en cabinet libéral près d'Orléans. Il anime régulièrement des conférences en micronutrition auprès d’entreprises du secteur santé. Il est l'auteur de trois livres et de plusieurs articles scientifiques.

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